La chanson du mal

C’est l’histoire d’un homme de rue
qui offrait la clef des champs
et son souffle en échange d’une étreinte

De par des fenêtres métalliques
des cheveux azurs au regard enflammé
lui brûlaient le souffle
jusqu’à le détruire

parmi les fleurs fanées le long du chemin
dans la chanson du mal
dans la chanson fable du mal

Des bottes de velours vert lui caressaient les jambes
et son bassin était sans vergogne
D’une roll-roys immatriculée « mars 1 »
un mafieux masqué l’insulte

Avec les fleurs fanées le long du chemin
dans la chanson du mal
dans la chanson fable du mal

Il avait des nids d’oiseaux sur sa poitrine
et en guise de vie et de sourire
l’élan des cerfs
Là où ses sons parvenaient
naissaient de nouveaux ruisseaux

Et des sauts de joie le long du chemin
dans la chanson du mal
dans la chanson fable du mal

Il ne reste plus que le souvenir d’un jour
la douleur griffée par de vives traces
il est temps de s’enfuir

Une jeune anguille fuyante se perdit
dans le jeu du sort
parmi les fleurs fanées le long du chemin
dans la chanson du mal
dans la chanson fable du mal

Il voulait se glisser dans tes veines
et découvrir notre amour
mais des vestales de peur nous retiennent
et certains en meurent

Parmi les fleurs fanées le long du chemin
dans la chanson du mal
dans la chanson fable du mal

Et au bout du chemin en loques et les pieds nus
il errait sans but
mais à travers le crépuscule de ses yeux
il entrevoyait sa main qui jetait un sort

Aux fleurs fanées le long du chemin
à la chanson du mal
à la chanson fable du mal

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